Like an Edison Special Live : girugamesh report
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Une des couleurs les plus frappantes perceptible par la vue est le noir. Peut être était ce l’intention de girugamesh quand ils ont rodés sur la scène du Like an Edison Live au Shibuya O-East à Tokyo le 18 juin. Comme les inquiétantes ténèbres montent vers le clair et brillant arc en ciel du visual -et oshare- kei, girugamesh a surgit au dessus du public en une agression silencieuse qui a fait d’eux le pic d’excitation de la nuit.
Avant même que le groupe ne s’empare de la scène, la tension perceptible dans le public était à couper au couteau. Pendant que les précédents groupes Mar Bell, boogieman, et Serial⇔NUMBER ordonnaient une foule qui occupait environ les ¾ du live house, il est bientôt devenu imminent que la majorité des participants étaient la pour girugamesh. Tout espace vide a été comblé au cours des minutes précédent le groupe alors qu’un silence anormal tombait sur la pièce. Par ailleurs, la saine foule s’était transformée en une nuée silencieuse de cheveux soigneusement coiffés avec l’occasionnel foulard rouge vif de girugamesh, prête a être impitoyable fouettée par les têtes l’entourant.
Le guitariste, le bassiste et le batteur de girugamesh montèrent sur scène sans saluer leur public, mais sans les ignorer complètement non plus, ramassant leurs instruments sans fanfare particulière. Presque immédiatement, le public a absorbé son charisme silencieux et a commencé à crier comme des banshees (=fées des légendes irlandaises dont les plaintes présagent la mort d’un proche parent) pour le combler. Au moment ou le 1er son s’est échappé de la batterie avec leur bizarre « intro » tribale, le public a acclamé la scène, remplissant ce qu’il restait de cette petite pièce avec les membres, les cheveux, et les parcelles mourantes d’espace personnel.
Le chanteur Satoshi entra d’un pas raide, complétant le jeu assorti des 4 costumes noirs, originalement sur commande, des têtes ébouriffées, des cheveux noirs et des visages blancs fantomatiques. Et avec Nii tenant sa guitare plus près de sa poitrine que le visual kei traditionnel,dans une position plus basse, girugamesh ressemblait à une version gothique vivante des Beatles.
Et la réaction du public n’aurait pas été différente si un zombi de John Lennon avait orné la scène. Les cris et les cheveux tirés s’enchaînaient alors que Satoshi serrait le micro entre ses mains et faisait s’élever sa voix sur « Vermillion ». Comme si ça avait été commandé par un message subliminal contenu dans les paroles juste avant le 1er refrain, le public prit une pause avant de headbanguer à l’unisson. C’est devenu un modèle dans le comportement du public avec presque chacune des 7 chansons qu’ils ont joués. En très peu de temps, la tornade de cheveux et de corps se tortillant est devenu dangereusement hypnotique.
Cela ne veut pas dire que la réaction du public n’a pas été justifiée. Sombrement énergique avec des mi-tons agressifs, la musique de girugamesh pourrait même inciter la plupart des optimistes fleur bleu à briser un verre ou à frapper un chaton. Alors que la plupart de l’instrumentalisation est le produit standard d’une inspiration métal visual kei, la voix de Satoshi est puissamment sinistre et a la capacité de pénétrer le public comme le cri de La Faucheuse saluant le damné. Écouter le groupe en live améliore cet effet, plaçant girugamesh un pas au dessus des autres groupes présents cette nuit. Sa voix légèrement trop grave dans « ROCKER’S » peut avoir distrait la force brute qu’il porte, mais dans l’ensemble, il a atteint le point sombre et profond dans les cœurs du public et lui a donné un coup de pied féroce.
Mais tout le charisme de girugamesh ne devrait pas être seulement crédité à Satoshi, surtout après la dynamique intéressante entre Nii et le bassiste ShuU. Pendant le lien dans « Crazy Flag », pendant lequel ShuU bat rythmiquement sa basse, lui et Nii se sont précipités sur le devant de la scène et ont commencé à balancer la tête de leurs instruments dans une fausse lutte entre guitare et basse. Leurs pieds bougeaient avec agilité comme des combattants à l’épée croisant le fer pour leurs vies. Le combat a continué sur « Shounen A » sans vainqueur clair.
Après que « Shining » ait disparu avec le gémissement sifflant d’une guitare électrique naufragée, l’ombre menaçante qu’était girugamesh a disparu de la scène. Pour un jeu court, le groupe a réussit à laisser au public une impression qui clôt l’ensemble des 3 groupes. Girugamesh a non seulement dominé le spectacle, mais ils ont aussi fait aimé le noir.
Reporté par Sarah Dworken.
Édité par Maria.
Traduction : Kularu
Crédits : JRR
Date : 18 juin 2008
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